Harcèlement sexuel au travail: 10 ans pour obtenir justice

le 13 mars 2010 à 10:37

Diane Gough a été harcelée à son travail pendant des années. La Cour accepte maintenant de la dédommager.

La Cour supérieure a condamné son syndicat et son premier avocat à lui verser 230 000$ en dédommagements. Le tribunal reproche au local 1999 des Teamsters de ne pas l’avoir appuyée et à Me Hubert Poulin de l’avoir mal conseillée. Son ex-employeur n'est pas visé par ce jugement.

Des années très difficiles

Madame Gough en a vu de toutes les couleurs alors qu’elle travaillait sur la chaîne de montage de l'usine de Vibac Canada, dans l’arrondissement montréalais de Pointe-aux-Trembles. Elle était la seule femme dans un milieu d’hommes. Des collègues de travail (photo à droite) ont déjà affiché des dessins la dépeignant comme une prostituée. D’autres consultaient du matériel pornographique en sa présence.

Diane Gough a raconté à notre collègue Yves Poirier de TVA Nouvelles que sa tête avait été mise à prix. «Le premier qui réussissait à me faire mettre dehors deviendrait contremaître», a-t-elle expliqué. Un jour, elle a trouvé un document de son syndicat qui disait qu’il ne devait pas la défendre.

Madame Gough encourage les femmes qui sont victimes de harcèlement au travail à suivre ses pas. Elle a maintenant refait sa vie en Gaspésie où elle espère tourner la page pour de bon sur ce triste épisode de sa vie.

(TVA Nouvelles)