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1- Une circonscription électorale disparaîtrait en Gaspésie
2- « Le gouvernement fédéral demeure insensible aux régions !»
3- Les jeunes libéraux anticipent le choc démographique
4- Pascal Bérubé nommé président de la campagne de financement nationale du Parti québécois
5- Pascal Bérubé exclu d'une réunion, Nathalie Normandeau se défend
1- Dans un rapport confidentiel dont La Voix gaspésienne a obtenu copie, la Commission de la représentation électorale du Québec propose de faire disparaître la circonscription de Matane.
À la place, elle suggère la création du comté de Matapédia-Matane qui engloberait les MRC de Matapédia, La Mitis et Matane. Elle viendrait ainsi consolider le triangle formé des pôles d’Amqui, de Mont-Joli et de Matane.
Entièrement comprise dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent, mais partie prenante de la région touristique de la Gaspésie, cette nouvelle circonscription constitue, d’après la Commission, la porte d’entrée de la péninsule gaspésienne.
Selon la Commission, le poids démographique de la Gaspésie au Québec ne peut justifier plus que trois circonscriptions. Elle estime que la Gaspésie demeurerait toujours parmi les plus surreprésentées du Québec. L’écart moyen du nombre d’électeurs passerait à -15,8%, un chiffre qui s’approche davantage de la moyenne provinciale de 45 207 électeurs.
D’après des données au 30 novembre 2007, cet écart est de -21,8% pour Bonaventure avec 35 373 électeurs, de -31,3% pour Gaspé avec 31 046 électeurs, et de +5,6% pour Matapédia-Matane avec 47 735 électeurs.
Ajustements significatifs
Cette proposition présente des ajustements significatifs en comparaison à la proposition préliminaire, fortement critiquée. Elle est inspirée des commentaires et des suggestions formulés par la population lors des auditions publiques tenues en Gaspésie.
La Commission propose d’abord de rétablir la circonscription de Bonaventure à ses limites actuelles et de lui ajouter la Ville de Chandler. Cet ajout permet à la circonscription de respecter le critère numérique de la Loi, tout en conservant l’ensemble des municipalités de la MRC d’Avignon dans la circonscription de Bonaventure.
La Commission dit ainsi répondre à une demande forte du milieu, relativement à l’attachement de ces municipalités au secteur de la Baie des Chaleurs. Ce changement permettrait de respecter la limite entre les régions administratives du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine.
À l’exception de la Ville de Chandler, il est suggéré que la circonscription de Gaspé comprenne toutes les municipalités des MRC de la Haute-Gaspésie, de la Côte-de-Gaspé et du Rocher-Percé. Ainsi, la limite ouest de la circonscription serait parfaitement ajustée à la limite entre les régions administratives du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine.
Délimitation juste et équitable
Tout comme lors de la dernière révision de la carte électorale du Québec en 2000-2001, la proposition de retrait d’une circonscription en Gaspésie passe mal.
Bien que la Commission soit consciente de cette opposition, elle soutient qu’elle ne peut se soustraire à cette recherche d’équilibre entre les différentes circonscriptions du Québec afin d’assurer à l’ensemble des électeurs une délimitation juste et équitable, tout en tenant compte des caractéristiques géographiques, démographiques et sociologiques d’une région.
Au moment des audiences publiques en Gaspésie, plusieurs intervenants ont demandé de conserver les quatre circonscriptions d’exception en considération de certains éléments, dont l’éloignement de la région, les difficultés économiques et la superficie déjà considérable des circonscriptions.
Néanmoins, avec le temps, non seulement la Gaspésie a vu l’écart par rapport à la moyenne provinciale de ses circonscriptions chuter davantage, mais elle s’est même distancée des autres régions éloignées du Québec.
Bien que la Commission se dise sensible aux difficultés que peut vivre une région éloignée comme la péninsule gaspésienne, elle ne peut l’isoler et la considérer indépendamment des autres régions du Québec.
Le Pharillon
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2- Publié le 9 mars 2010 à 22:03
À la suite du dépôt du budget fédéral pour l’année 2010, le député Raynald Blais déplore qu’une fois de plus, les régions n’auront pas droit à leur «part du gâteau» malgré les besoins criants, notamment dans le domaine de l’industrie de la pêche et de l’assurance emploi.
Raynald Blais a déclaré au Journal que le budget de cette année n’apportait ni amélioration ni progrès notable pour l’économie des régions. Il parle de «mesurettes» comme la création d’un organisme qui assurera la mise en place d’un système d’éco certification pour l’industrie de la pêche. Or, cette certification engendrera, selon le député, d’autres coûts qui devront être assumés par les pêcheurs et les industriels. L’aide de 7,2 millions accordée par le gouvernement ne sera donc pas suffisante. Il qualifie de «très décevante» cette mesure concernant un secteur présentant déjà des besoins d’aide financière considérables.
Le Québec ignoré
Comme le souligne le député, «Ce sont toujours les mêmes qui l’emportent, soient les grosses entreprises, les banques et l’industrie pétrolière.» Le budget fédéral représente la somme de 280 milliards de dollars et Raynald Blais réclamme la part des Québécois. « Du côté environnemental, on choisit le pétrole et le nucléaire au détriment de l’éolien, un secteur névralgique pour le développement futur de notre région! En favorisant le nucléaire, qui profitera aux industries pétrolières de l’Ouest, on fait un choix clair : on ignore les intérêts du Québec! », déplore-t-il.
Des besoins propres aux régions
« Les travailleurs et travailleuses des régions ne pourront pas être satisfaits de ce budget qui s’entête, avec une obstination idéologique, à ne pas réformer le régime d’assurance-emploi : une décision qui démontre le manque de sensibilité aux besoins des chômeurs et chômeuses des régions comme la nôtre, où le travail saisonnier est une réalité! Le budget oublie également l’industrie forestière en refusant de donner des garanties de prêts pour soutenir la capacité d’investir des entreprises de ce secteur.», affirme le député.
La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine doivent se débrouiller
Raynald Blais rappelle que «La récession n’est pas terminée. Les gens d’ici se débrouillent comme ils peuvent, mais on n’a pas répondu à leurs besoins.» Il s’engage d’ailleurs à tout faire en son possible pour tenter de minimiser les impacts négatifs possibles du budget 2010 pour la région.
Le Havre
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3- Publié le 14 mars 2010 à 09:38
Les finances publiques sont au cœur des discussions qu'auront ce weekend à Contrecœur, en Montérégie, les membres de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec.
Les jeunes libéraux, qui accueilleront samedi le premier ministre Jean Charest, se pencheront sur les recommandations qu'ils ont faites au ministre des Finances, Raymond Bachand, sur la croissance économique et le développement régional, entre autres.
Dans le cadre des consultations prébudgétaires, le mois dernier, les jeunes libéraux ont déposé un mémoire faisant état de pistes de solutions qui s'offrent au gouvernement du Québec afin de rétablir l'équilibre budgétaire d'ici 2014 et de créer des surplus budgétaires à partir de 2014. Dans cette optique, la Commission-Jeunesse du PLQ défendra ce week-end la création d'une caisse générationnelle visant à donner à l'Etat québécois davantage de moyens pour se préparer au choc démographique.
Selon le président de la Commission-Jeunesse, Julien Gagnon, arrêter sa réflexion au seul problème de la dette publique serait nettement insuffisant. Il précise que, pour se préparer au choc démographique qui frappera le Québec dans les prochaines années, il ne faut pas uniquement assainir les finances, mais aussi développer de nouveaux outils pour favoriser la croissance économique.
La Commission-Jeunesse du PLQ profite également de la tenue de son assemblée pour ramener sur la table la résolution sur la hausse des frais de scolarité qu'elle avait adoptée lors de l'été 2008.
L'Écho-de-la-Baie
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4- Publié le 15 mars 2010 à 15:35
Le député de Matane, Pascal Bérubé. Photo Romain Pelletier
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a nommé le député de Matane, Pascal Bérubé, président de la campagne de financement nationale 2010 où l’on prévoit recueillir près de 3 millions $ auprès des membres. Ce choix a été rendu public lors de la Conférence nationale des présidents et présidentes tenue en fin de semaine à Lévis.
«Je suis honoré de la confiance de mon parti, indique M. Bérubé, c’est un signe de considération précieux pour l’avenir. J’entends m’acquitter de cette nouvelle fonction avec enthousiasme et rigueur, car au Parti québécois, l’éthique et la transparence quant au financement politique font partie de l’héritage de René Lévesque.»
Objectif de 33 000$ dans Matane
M. Bérubé a profité de la conférence de presse de ce matin pour lancer la campagne de financement 2010 dans la circonscription de Matane en compagnie du président de l’exécutif local, Roger Masson. Cette année, l’objectif est de 33 000$. Pour y arriver, il y aura la constitution du Club des 400, soit les donateurs de 400$ de la circonscription.
La loi sur le financement des partis politiques prévoit une déduction fiscale de 75% sur les dons politiques. Ainsi, les membres du Club des 400 se verront rembourser la somme de 300$ lors de leur prochaine déclaration de revenus. Déjà, plus d’une cinquantaine de citoyens y ont adhéré. Un souper de financement se tiendra également le mercredi 26 mai avec comme orateur le député Pierre Curzi.
«Évidemment, rappelle M. Bérubé, le Parti québécois ne dispose pas des énormes moyens financiers du Parti libéral. Il privilégie plutôt les petites contributions comme lors de la campagne présidentielle américaine de Barack Obama.»
Campagne d’adhésion de nouveaux membres
Enfin, une vaste campagne d’adhésion de nouveaux membres sera lancée tant sur le terrain que sur la Toile ainsi que sur le réseau social Facebook. Matane est déjà un des comtés qui compte, au prorata, le plus de membres au Québec.
«Devenir membre ne coûte que 5$ et permet de participer à la vie militante et de soutenir mon action et mes valeurs, souligne M. Bérubé. Cette force du nombre m’a permis d’obtenir le meilleur résultat électoral des 50 députés du Parti québécois lors de l’élection de 2008. Pour les perspectives électorales en vue du prochain scrutin, le dernier sondage national indiquait que si une élection survenait dans un avenir rapproché, le Parti québécois formerait un gouvernement majoritaire.»
La Voix Gaspésienne
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5- Pascal Bérubé exclu d'une réunion, Nathalie Normandeau se défend
Le 5 mars, la ministre a tenu une réunion à huis clos après la rencontre régulière de la CRÉ.
Le comité de travail impliquait des membres élus de la CRÉ dans un contexte non partisan, selon la ministre. Pascal Bérubé qui aurait souhaité participer aux discussions a reproché à son adversaire politique de ne pas l’avoir admis autour de la table.
La vice-Première Ministre souligne que même l’attaché de presse du député libéral George Mamelonet n’a pu assister à la rencontre.
Questionnée s’il ne s’agissait pas là d’une réunion partisane, madame Normandeau a insisté pour défendre le bien fondé de sa démarche : « Des fois comme ministre régional, je peux avoir besoin de parler aux représentants, aux leaders socio-économiques et aux élus de la région, dans un contexte privé. Ça peut arriver, parce que j’ai de l’information confidentielle à traiter. Il ne faut pas se formaliser de ça. Le Parti Québécois, lorsqu’il était au gouvernement, a fait ça ad nauseam, tellement que je n’étais jamais invité aux conférences de presse du parti. Vraiment, monsieur Bérubé ne me fera pas pleurer aujourd’hui. »
Benoit Chevalier
CHAU-TVA
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