Éolien
1- LM Glasfiber vise un nouveau contrat
2- Gaspé accueillera le premier Centre québécois de formation en maintenance d'éoliennes
3- Projet éolien : la MRC de la Matapédia va de l’avant
4- Énergie éolienne, comment redistribuer les mégawatts encore disponibles?

1- Après avoir échappé un important contrat de fabrication de pales pour un parc éolien des États-Unis, l’usine LM Glasfiber de Gaspé pourrait bientôt signer une entente avec une entreprise du Brésil, ce qui ramènerait de l’eau au moulin.

L’usine gaspésienne de fabrication de pales d’éoliennes tourne au ralenti depuis plusieurs mois en raison de la crise économique. Même si les emplois sont assurés pour les cinq prochaines années grâce au contrat de production de plus de 1400 pales pour les parcs de St-Laurent Énergies de REpower, les employés auraient bien besoin d’un autre contrat avant que la production ne reprenne.

Des discussions sont présentement en cours entre les dirigeants de LM Glasfiber et l’entreprise brésilienne Impsa pour la construction de 324 pales. Ce contrat permettrait aux employés de rentrer au travail le mois prochain.

Notons toutefois que c’est ce même partenaire d’affaires qui avait annulé un contrat l’été dernier, causant ainsi un ralentissement important à l’usine de Gaspé.

Enfin, on apprenait récemment que l’usine américaine de LM Glasfiber, située au Dakota du Nord, avait décroché le contrat que lorgnait l’usine de Gaspé. D’une valeur de plus de 5 M$, ce projet impliquait une réduction des coûts de transport de 800 000 $ pour que les pales soient produites en Gaspésie. La mobilisation gaspésienne n’aura pas suffi à elle seule à convaincre les dirigeants danois de LM Glasfiber de produire les pales à son usine de Gaspé.

Le Pharillon
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2- Publié le 12 mars 2010 à 07:17

Grâce à des investissements conjoints des gouvernements québécois et canadien, le Cégep de la Gaspésie et des Îles deviendra, d'ici un an, la seule institution d'enseignement de la province à disposer d'un centre de formation en maintenance d'éoliennes.

Le cégep gaspésien est déjà l'unique établissement à offrir la formation liée à la maintenance des éoliennes au Québec. Les 3,8 millions $ alloués pour la construction du nouveau centre à Gaspé permettra à la Gaspésie d'accueillir un véritable terrain de jeu pour les étudiants et les enseignants. «Nos rêves sont devenus des ambitions, nos ambitions des réalités, commente Roland Auger, directeur général du Cégep. Nous avons, avec l'annonce d'aujourd'hui, toutes les pièces maîtresses pour bâtir un solide avenir dans le domaine de l'éolien en Gaspésie.»

Nouveau bâtiment

Le nouveau centre de formation sera opérationnel d'ici mars 2011 et nécessitera un agrandissement de 380 m2 du pavillon Polytechnique. À ce nouveau bâtiment s'ajoutera de l'équipement de pointe pour former les prochains techniciens en éolien. De fait, 500 000 $ seront dépensés afin de doter le cégep d'éoliennes et d'autres équipements pour en effectuer la maintenance. «Il va y avoir un bâtiment pour que l'on puisse insérer une nacelle et une turbine grandeur nature, précise Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation, présente lors de l'annonce de l'investissement, jeudi. Il y aura aussi à l'extérieur une tour pour la monter en hauteur et apprendre aux jeunes à faire ce travail parfois dans des conditions plus difficiles.» Un centre de recherche sur des matériaux de composite est également inclus dans le projet.

Toujours plus haut

Selon la ministre Courchesne, le Cégep de la Gaspésie et des Îles aura une grande visibilité grâce à ce centre de formation. «Ce sera une formation de très haut niveau qui peut même devenir une formation exportable dans d'autres pays, indique-t-elle. (...) Il y a un potentiel extraordinaire de développement qui découlera de cette formation et des jeunes qui seront des diplômés rapidement.»

Le gouvernement du Québec injecte un total de 2,9 M$ dans ce projet tandis que le fédéral y ajoute 940 500 $.

En plus de cette enveloppe, un montant de 2 M$ sera versé au Cégep de la Gaspésie et des Îles par Québec au cours des cinq prochaines années pour la mise en place de sa structure de formation en maintenance d'éoliennes.

Plus de détails dans la version papier du journal Le Pharillon du 17 mars.

Le Pharillon
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3- Publié le 12 mars 2010 à 12:36

Après avoir présenté le projet à la population et récolté l’appui de la Coopérative de Solidarité, d’Innovation et de Développement énergétique de la Matapédia (CSIDEM), la MRC de La Matapédia a fait un pas de plus en avant vers le développement éolien à Val-Brillant – Val-d’Irène. Mercredi lors de la rencontre du Conseil de la MRC, on a adopté à l’unanimité un règlement modifiant le schéma d’aménagement et un nouveau règlement de contrôle intérimaire, deux règlements qui permettront à un parc éolien communautaire d’être implanté dans le secteur concerné. « Les commentaires et avis recueillis lors de la consultation ont incité le Conseil à adopter les modifications proposées », a précisé Mario Lavoie, directeur général de la MRC.

Encore du chemin à faire

Chantale Lavoie, préfet de la MRC, a toutefois indiqué que malgré l’officialisation de la participation de la MRC au projet, plusieurs étapes restaient à franchir avant sa réalisation. « L’urgence, c’est de déposer pour l’appel d’offres. Par contre, on ne le fait pas à n’importe quel prix non plus. Il y a beaucoup de choses à analyser, par exemple la rentabilité du projet, notre participation financière exacte. Nous sommes en négociations pour tout ça au niveau de l’entente de partenariat entre la MRC et Hydroméga », a-t-elle expliqué. On rencontrera aussi les propriétaires visés par l’installation des éoliennes pour obtenir les autorisations de procéder. Selon madame Lavoie, la trentaine de personnes présentes à la consultation publique tenue à Val-Brillant le 3 mars dernier semblaient d’accord avec la modification du règlement de contrôle intérimaire. Cependant, « il y avait beaucoup de questionnements au niveau des impacts du projet, choses auxquelles on pouvait peu répondre, sauf pour dire qu’il y aura des études d’impact rattachées au projet », a poursuivi madame la préfet.

Un projet communautaire de plus

Questionnée à propos de ce qu’implique la venue d’un deuxième projet matapédien dans le cadre de l’appel d’offres d’Hydro-Québec pour les projets communautaires, Chantale Lavoie a admis que le projet de la MRC et celui de la coopérative Les vents de chez-nous de Saint-Noël seraient en quelque sorte en compétition, un maximum d’un projet par MRC pouvant être retenu. Selon elle, on ne peut pas dire que le projet de la MRC nuira à l’autre projet. « C’est difficile d’évaluer ça. C’est Hydro-Québec qui aura le dernier mot là-dedans. Il y a une grille précise et le projet de la MRC aura des cotes peut-être supérieures à certains niveaux, inférieures à d’autres », a-t-elle estimé. « Au niveau de la MRC, ce qui peut être intéressant, c’est que peu importe le projet, il y en ait un de retenu. Si c’est un autre que le nôtre, nous serons contents », a conclut Chantale Lavoie.

Le projet en bref

Le projet qui fait l’objet d’un partenariat entre la MRC de La Matapédia et Hydroméga Services Inc. impliquera douze éoliennes de deux mégawatts chacune, pour une puissance totale de 24 mégawatts. Il sera situé sur le versant nord de Val-d’Irène, sur le territoire de la municipalité de Val-Brillant. L’appel d’offres d’Hydro-Québec pour des projets communautaires concerne des projets avec un actionnariat communautaire d’au moins 30 % et une puissance maximale de 25 mégawatts, soit la consommation d’électricité annuelle d’environ 7 500 foyers. Dans le cas qui nous intéresse, la participation communautaire de la MRC, des municipalités et d’investisseurs potentiels pourrait atteindre jusqu’à 49 %. Les projets dans le cadre du présent appel d’offres peuvent être déposés jusqu’au 19 mai.

L'Avant-Poste
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4- Énergie éolienne, comment redistribuer les mégawatts encore disponibles?

Québec cherche toujours une façon de distribuer les quelques 400 mégawatts qui n’ont toujours pas trouvé preneur sur les 4 000 promis à Hydro-Québec.

En Gaspésie, un parc de 150 mégawatts devait être construit aux Méchins. Le promoteur, Cartier énergie éolienne, s’est finalement retiré du projet. Jusqu’à présent, la ministre des Ressources naturelles ne sait toujours pas comment elle redistribuera la capacité de production des projets qui n’ont pas vu le jour.

Selon Nathalie Normandeau, l’essentiel est de parvenir à remplir l’engagement de produire 4000 mégawatts d’énergie éolienne d’ici 2016. Pendant ce temps, un projet d’autoproduction pourrait voir le jour dans la Matapédia.

La ville d’Amqui désire se doter d’une éolienne pour alimenter en énergie ses bâtiments municipaux. Même si Québec n’a toujours pas de programme d’autoproduction, le maire Gaëtan Ruest, semble avoir trouvé une oreille attentive à sa cause. La ministre des Ressources naturelles voit d’un bon oeil cette initiative.

Si le plan d’affaires rencontre les attentes au plan financier, Amqui pourrait faire partie des premières villes de la province à produire une partie de son électricité grâce à l’éolien.

La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, explique ce qui a été suggéré à la ville d'Amqui : « Cependant, ce que j’ai proposé au maire d’Amqui, c’est de mener un banc d’essai en autoproduction avec le projet sur lequel il planche actuellement. En fait, il y a sa municipalité et une autre municipalité dans le Centre-du-Québec qui serait intéressée à faire de même. On pourrait avoir 2 bancs d’essai au Québec pour tester des projets d’autoproduction. »

Benoit Chevalier
CHAU-TVA