Santé
1- Belle et bien dans sa peau à Chandler
2- Établissement de soins de fin de vie à Pabos,
fermeture du Radeau ! Pas possible !
3- Les infirmières réclament une amélioration de leurs conditions de travail
4- Effectifs médicaux en Haute-Gaspésie, encore de nouveaux départs

1- Publié le 5 mars 2010 à 22:07

Pour poursuivre l’offre des ateliers Belle et bien dans sa peau à Chandler, l’Association du cancer de l’Est du Québec recrute actuellement des cosmétologues bénévoles

Vous êtes intéressée à participer bénévolement au mieux-être des femmes vivant avec le cancer? L’Association du cancer de l’Est du Québec est à la recherche de femmes travaillant ou ayant travaillé dans le domaine des soins de la peau et du maquillage (esthéticienne, cosméticienne, représentante de produits de beauté) pour poursuivre l’offre des ateliers Belle et bien dans sa peau à Chandler. Ces ateliers, organisés en collaboration avec le CSSS du Rocher-Percé, ont lieu les lundis en après-midi, de quatre à six fois par année.

Un programme destiné spécifiquement aux femmes vivant avec le cancer

Chez plusieurs femmes atteintes de cancer, les effets secondaires apparents du cancer et de ses traitements peuvent être aussi dévastateurs que le fait de vivre avec la maladie. Le programme Belle et bien dans sa peau repose sur l’idée qu’il est possible de les aider à se sentir belles durant les traitements contre le cancer. Le moral et l’image de soi s’en trouvent améliorés, ce qui leur permet de faire face à la maladie avec une plus grande confiance. Depuis 2006, 148 femmes des MRC d’Avignon, Bonaventure, Rocher-Percé et Côte-de-Gaspé ont bénéficié des ateliers offerts par cette équipe.

Les ateliers Belle et bien dans sa peau permettent à un groupe de femmes d’affronter le cancer dans une ambiance chaleureuse et bienveillante. Des cosmétologues et des coiffeuses bénévoles leur donnent des conseils sur les soins de la peau, le maquillage et les alternatives capillaires (prothèses, turbans, foulards) dans le but d’atténuer certains effets secondaires des traitements. Question de mettre immédiatement en pratique les conseils qui leur sont donnés, les participantes reçoivent une trousse remplie de cosmétiques, cadeau des sociétés membres de l’Association canadienne des cosmétiques, produits de toilette et parfums.

Vous aimeriez devenir bénévole Belle et bien dans sa peau?

Les personnes intéressées à mettre leur savoir-faire à la disposition des participantes aux ateliers offerts à Chandler doivent communiquer le plus rapidement possible avec Lysanne Fallu, à l’Association du cancer de l’Est du Québec au 1 800 463-0806, poste 2001. Elles seront par la suite invitées à participer à une séance de formation qui aura lieu à Chandler, au printemps.

Belle et bien dans sa peau : un programme offert gratuitement à l’échelle nationale grâce aux membres de l’Association canadienne des cosmétiques, produits de toilette et parfums. L’Association du cancer de l’Est du Québec remercie le Groupe Financier Banque Royale, qui soutient financièrement les ateliers Belle et bien dans sa peau dans l'Est-du-Québec.

Le Havre
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2- Publié le 1 mars 2010 à 09:00

À l’heure où s’ouvre le débat sur le droit de mourir en commission parlementaire à Québec, pourquoi assiste-t-on dans notre région à la fermeture d’un endroit où l’on peut mourir dans le respect, la sérénité et la dignité ?

C’est avec sérénité qu’il nous faut accepter cette ultime et inévitable étape de la vie qu’est le passage vers la mort. Il faut un cadre de fin de vie dans toute organisation sociale afin d’aider les mourants et leur famille à accepter cette étape de la vie particulièrement stressante.

C’est aussi avec courage qu’il faut aborder cette étape de la vie, tout comme il faut du courage à nos décideurs publics pour changer les choses! Si l’on ne prend pas notre courage à deux mains pour organiser, structurer et prévoir cette ultime étape, c’est qu’on n’a pas le courage de voir venir l’infaillibilité. Il n’y a pas de deuxième chance !

Des petits riens font toute la différence! Dans notre vie de tous les jours où même à l’hôpital où tout va vite, que l’on permette de prendre un bain à l’heure qui vous convient, de manger ce que vous voulez à l’heure que vous voulez, pouvoir bavarder avec quelqu’un tout en mangeant: cela change tout. Après tout, c’est peut-être votre dernier bain ou repas !

Pour la famille qui se sent impuissante, rien n’égale la quiétude de savoir ce qui advient de l’un de nos proches en fin de vie par l’entremise de personnel qualifié, spécialisé dans cette ultime étape. Ils sont nos yeux et nos oreilles pour nous raconter en personne ou au téléphone les bons et moins bons moments de la journée de nos être chers.

À l’halloween 2009, nous avons perdu un être cher qui se dénommait « Marraine ». Au Radeau, elle fut traitée comme une reine. À tous et chacun nous souhaitons un départ royal! À tous et chacun, nous souhaitons : sérénité, courage et sagesse.

Il nous faut le maintien du service du Radeau!

Les enfants du cœur de Marraine

Éric, Martin, Luc, Alain, Annie et Yvan.

Le Havre
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3- À cinq semaines de l'échéance de leur convention collective, les infirmières de l'Est-du-Québec ne sont guère optimistes sur les chances d'un règlement avec le gouvernement.

«Nous n'avons pas de réponses à nos demandes, et la partie patronale nous a fait près d'une cinquantaine de demandes de récupération (diminution de l'assurance salaire, diminution du nombre de congé de maladie, hausse du coût des repas, etc.). C'est inconcevable dans le contexte actuel de pénurie, de problèmes d'attraction et de rétention des infirmières, et des conditions de travail en général» commente la présidente du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est du Québec (SIIEQ), Micheline Barriault.

Selon madame Barriault, «le gouvernement semble tout mettre en oeuvre pour déporter la négociation. Il semble vouloir gagner du temps, nous nous demandons s'il a un agenda caché. Veulent-il faire passer sur le dos des organisations syndicales la dégradation du système de santé? Pour nous, c'est clair. Après six ans de décret, nos membres veulent une amélioration des conditions de travail. Nous ne passerons pas à côté cette fois-ci».

«On n'arrive pas à combler les départ à la retraite, on perd nos congés, nos vacances. Il y a surcharge de travail, épuisement» relève encore Micheline Barriault.

Temps partiel

Dans l'Est-du-Québec, mentionne la présidente, 70 % des infirmières du réseau public travaillent à temps partiel. «Il y a moyen de réaménager la semaine de travail pour pallier à la pénurie d'infirmières, qui se vit principalement dans les quarts de nuit et de soirée. «Il faudrait que l'on reconnaisse comme temps complet un quart de sept nuits par deux semaines, de huit soirs par deux semaines et de neuf jours par deux semaines» dit-elle.

Ce réaménagement ne nécessiterait pas le recours à des ressources du secteur privé, soutient encore Micheline Barriault. «Il y a assez d'infirmières qualifiées dans le réseau pour répondre à la demande».

Le syndicat consultera d'ici à quelques jours ses membres sur les services essentiels à mettre en place. «Nous voulons un règlement mais ce n'est pas une fin en soi. Si après le 31 mars, il ne se passe rien à la table des négociations, nous allons avoir un mandat pour fournir des services essentiels. Même avec les services essentiels, une grève légale oblige 90 % des effectifs à travailler» signale Micheline Barriault.

La possibilité que Québec ait recours à un décret comme en 2004 fait dire à Micheline Barriault: «deux décrets de suite, ça ne s'est jamais vu. Ce ne serait pas acceptable dans l'état des conditions actuelles» conclut la présidente du SIIEQ.

L'Avant-Poste
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4- D'ici l'été, l'hôpital de Sainte-Anne-des-Monts comptera seulement 9 omnipraticiens sur les 22 postes autorisés. Deux médecins viennent de faire savoir qu'ils quitteront la région pour des raisons personnelles en juin.

L'hôpital des Monts, qui a dû renoncer temporairement à offrir des services obstétricaux, connaît une pénurie de médecins sans précédent.

Ces nouveaux départs viennent compliquer le recrutement, estime le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier. « Ce n'est pas pour rien qu'on a tiré la sonnette d'alarme au bureau du ministre Bolduc ainsi qu'à l'Agence de la Santé de la Gaspésie et des Îles », lance M. Cormier.

Le préfet s'inquiète maintenant pour le moral des médecins qui demeurent en place et qui devront parfois mettre les bouchées doubles. « C'est certain qu'il y a un risque, mais au dépannage, à court et à plus longue échéance, c'est assuré », précise Allen Cormier.

La direction du Centre de santé et de services sociaux demeure optimiste et mise sur l'intensification du recrutement pour régler le problème.

Au Québec, il manque 700 médecins généralistes pour pourvoir à tous les besoins des centres de santé, dont 42 en Gaspésie. Entre 250 et 300 finissants en médecine sortent des facultés par année, ce qui comble à peine les départs annuels.

Radio-Canada