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1- Internet haute vitesse… patience encore et encore
2- Internet haute vitesse... des retards
3- Clermont Gagné: du code morse à l’internet
1- Publié le 6 mars 2010 à 09:00
Ceux et celles qui espéraient brancher leur ordi à internet haute vitesse (IHV) via le Réseau collectif devront être extrêmement patients au cours des prochains mois.
La Conférence régionale des élus, la CRÉ, a indiqué la semaine dernière que le contrat entre Telus et le gouvernement du Québec n’était pas encore signé.
Au début de la dernière année, la ministre Nathalie Normandeau avait annoncé une somme de 1,5 million de dollars pour appuyer la réalisation du projet IHV du Réseau collectif déposé par la CRÉ en juin 2008.
Une somme de 20 millions de dollars avait été annoncée dans le budget du gouvernement du Québec pour les communautés rurales branchées. Cette décision du ministère des Finances devait d’ailleurs se retrouver dans un programme à venir.
« Nous avons présenté notre dossier avant que le programme soit mis en place, explique le dg de la CRÉ, Gilbert Scantland. Depuis, le programme est sorti à la fin 2009 et pour se régulariser face à ce programme, nous avons passé une résolution pour le Réseau collectif. »
Cette résolution n’était qu’une simple formalité puisque le programme demande que les CRÉ adoptent les projets qui sont présentés dans le cadre du Programme Communautés rurales branchées.
Mais là où le dossier se complique, c’est que «le contrat n’est pas encore signé avec Telus parce que nous n’avons pas encore la confirmation du financement final (1,5 M$) par le gouvernement du Québec. Le fait d’avoir eu une réponse avant que le programme soit sorti pose un certains nombres de problèmes. Nous devons nous ajuster au programme qui est venu par après. Plus on retarde dans ce dossier, plus cela deviendra compliqué d’arriver au mois de juin », explique Gilbert Scantland.
Le dossier achoppe sur plusieurs points dont la demande à la CRÉ, par Québec, d’une résolution pour les 40 municipalités qui seront touchées par le déploiement IHV, alors que le Réseau collectif appartient, en partie, aux municipalités…
L'Écho-de-la-Baie
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2- Publié le 6 mars 2010 à 09:26
Au départ le déploiement internet haute vitesse (IHV) avec la technologie HSPA du Réseau Collectif dans les communautés, dont le service n’est pas offert par une entreprise privée, devait se faire d’ici le mois juin 2010.
Telus a déjà amorcé le travail d’ingénierie sur le territoire, mais sans signature de contrat avec le gouvernement du Québec, le déploiement pourrait être très long.
Plusieurs craignent en effet que cet imbroglio cause, à échéance, des retards importants dans le service qu’entend offrir le Réseau collectif.
« De plus en plus, nous avons des craintes pour la fin du printemps 2010 même si les travaux sont très avancés avec Telus. Il faut investir maintenant pour mettre les poteaux et installer les serveurs », précise M. Scantland.
Telus ne poursuivra pas son travail sans que les sommes gouvernementales ne seront pas libérées.
M. Scantland a indiqué en conclusion, que le dossier s’est complexifié au cours des deux dernières semaines. « On pensait que nous étions sur une bonne voie pour réaliser le projet en juin 2010 comme nous l’avions prévu. Les exigences du ministère (Affaires municipales) pour le Réseau collectif sont difficiles à rencontrer. Nous avons fait ce que nous devions faire. Du côté du Ministère des Affaires municipales, il y a des retards qui sont imputables à la manière dont ils perçoivent le dossier de la Gaspésie avec les nouvelles normes du programme. »
L'Écho-de-la-Baie
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3- Publié le 5 mars 2010 à 09:00
Clermont Gagné de Matane a été télégraphiste jusqu’à ce que sa profession soit abolie. Il a même exercé ce métier sur un destroyer de l’armée canadienne pendant la Guerre de Corée. Aujourd’hui, l’homme de 79 ans est entré dans l’ère de la communication virtuelle.
Il adore l’internet. Mais comme il est à la retraite, il n’a pas de gêne à dire que c’est maintenant purement ludique!
Des trains aux bateaux
Natif de Sainte-Hénédine en Beauce, Clermont Gagné a complété une 10e année commerciale au Collège Sainte-Marie, en Beauce. À l’âge de 17 ans, il a obtenu un premier emploi d’apprenti-télégraphiste pour la compagnie de chemin de fer Québec Central, tout en travaillant dans l’entrepôt.
À l’âge de 19 ans, il décide de s’enrôler dans la marine. Il fait son entraînement de 21 semaines à Cornwallis en Nouvelle-Écosse. Il part ensuite pour une croisière d’entraînement sur le Cruiser Ontario. En partance du port d’attache d’Esquimalt en Colombie-Britannique, le jeune marin naviguera pendant trois mois dans les eaux de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des îles du Pacifique.
Il participe à la guerre de Corée
À son retour au pays, il débute l’apprentissage du code morse pendant un an à Halifax, avant de s’embarquer comme télégraphiste sur un destroyer de l’armée canadienne qui participait à la guerre de Corée.
Une fois sorti de la marine, il poursuivra sa carrière de télégraphiste à Cap-aux-Meules, Pointe-au-Père, Rimouski, Matane et Sept-Îles. C’est là, sur la Côte-Nord, qu’il connaîtra Solange Forbes, originaire de Matane, qui était infirmière. Le couple est marié depuis maintenant 53 ans.
M. Gagné a terminé sa carrière dans le domaine des télécommunications par code morse comme enseignant à l’Institut de marine de Rimouski. Sa profession n’existant plus, il décide, avec sa femme, de retourner vivre dans son village natal de Sainte-Hénédine, pour y acheter un magasin général. Mais encore là, il sera victime de la fin d’une autre époque. «L’avènement des centres d’achats a mis fin au règne des magasins généraux», raconte-t-il.
Changement de cap
En même temps qu’il était commerçant, il était également secrétaire-trésorier du conseil de comté de Dorchester, qui est ensuite devenu la MRC de Nouvelle-Beauce. Il a d’ailleurs présidé la première assemblée de fondation de l’organisme, avant de donner sa démission pour se consacrer pleinement à une profession qu’il exerçait simultanément depuis quelques années, soit celle d’agent d’assurances. Il pratiquera cette profession jusqu’à sa retraite.
Un retraité actif
Clermont Gagné et Solange Forbes ont deux fils: Paul est traducteur à Montréal et Jacques est océanographe pour Pêches et Océans Canada à Victoria, en Colombie-Britannique. Ils ont trois petits-enfants: Nicolas, Anna et Gabrielle, qui sont âgés entre 12 et 16 ans.
Résident de Matane depuis sept ans, le vétéran est très actif. Il est membre de la Légion canadienne de Matane et fait du bénévolat pour le Conseil de fabrique de l’église Saint-Jérôme. Il se tient en forme. Il joue au golf, aux quilles et fait du ski de fond. «Depuis le début de l’hiver, j’ai parcouru une centaine de kilomètres en ski de fond», indique fièrement le septuagénaire.
La-Voix-Gaspésienne
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