Santé
1- Le service d’obstétrique de La Haute Gaspésie à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale.
2- Atteints de bérylliose, d'ex-travailleurs de Mines Gaspé souhaitent une entente hors cour
3- Les moyens pour prévenir le suicide se raffinent en Gaspésie et ailleurs au Québec.
4- Centres jeunesse, plaidoyer pour un meilleur dépistage
5- Dépendance et dépression, pris dans la toile

1- Publié le 5 février 2010 à 00:38

Les services de Santé de La Haute Gaspésie, tout particulièrement le service d’obstétrique de l’Hôpital des Monts, étaient à l’ordre du jour lors de la Commission de la santé et des services sociaux qui s’est tenue à l’Assemblée nationale, le 3 février. Pour cette occasion, tous les élus et les intervenants liés aux services de santé de La Haute Gaspésie s’étaient rendus sur place.

Le député Pascal Bérubé a pu interpeller le directeur de l’agence de santé de la Gaspésie et des Iles, Gilles Pelletier lors de l’étude des rapports annuels de gestion non étudiés de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Yves Pelletier a alors réitéré l’engagement formel de l’agence régionale de santé de supporter les élus de La Haute-Gaspésie dans ses démarches, notamment au niveau du recrutement et de la rétention des médecins en y affectant les ressources nécessaires, qui a été prononcé lors d’une rencontre à la fin de janvier avec les représentants de la MRC à Sainte-Anne-des-Monts. À la demande du député quant à un engagement formel de la part de ministre de rouvrir le service d’obstétrique, Gilles Pelletier a soutenu que l’agence ne travaillerait pas sur ce dossier si la volonté du ministre n’était pas déjà acquise en ce sens.



Le ministre maintient les conditions quant au retour du service d’obstétrique

Une autre rencontre a eu lieu la journée même en présence du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc et le préfet de la MRC de La Haute-Gaspésie, Allen Cormier; le directeur général du CLD et de la MRC de La Haute-Gaspésie, Jacques Paquin ainsi que le directeur de l’agence de santé de la Gaspésie et des Iles, Gilles Pelletier.

Au cours de cette rencontre, le ministre Yves Bolduc a fait preuve d’une grande ouverture quant à la pertinence et la possibilité de rétablir le service d’obstétrique à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts en Haute-Gaspésie, à condition qu’un contexte sécuritaire pour les patientes soit assuré. Le plan d’effectifs n’étant actuellement qu’à 50 %, tous les intervenants sont d’accord pour affirmer que la région doit aussi pouvoir compter sur 11 nouveaux médecins omnipraticiens pour assurer une couverture complète de La Haute-Gaspésie. Le recrutement des médecins et des infirmières aptes à pratiquer des accouchements, la formation nécessaire à la consolidation de spécialités, telles que la chirurgie et l'anesthésie demeurent au rang des priorités. La composition d'une telle équipe médicale étant une condition sine qua non à la reprise complète du service d'obstétrique.



Un bilan positif pour la MRC

Le préfet de la MRC de La haute Gaspésie, Allen Cormier, reçoit la position du ministre avec optimisme. «C’est avec joie que j’accueille le discours du ministre Bolduc. C’est un vent d’optimisme. Il faut maintenant travailler tous ensemble afin de rendre notre milieu encore plus attractif afin de réunir tous les acteurs nécessaires au retour de notre service d’obstétrique. À mon avis c’est un symbole fort pour le développement économique et social de notre région. C’est certain qu’on ne reprendra le service d’obstétrique du jour au lendemain, mais l’espoir est là. Il faut continuer de travailler fort tous ensemble et pousser dans la même direction », a-t-il tenu à souligner. Une nouvelles série de mesures visant notamment à bonifier l’offre d’attrait dans le recrutement de nouveaux médecins ont d’ailleurs été mises en place par la MRC conjointement avec l’Agence régionale de santé.

La prochaine étape dans la résolution de ce dossier sera sans doute en avril, lors de la remise du rapport situationnel demandé pas le ministre Bolduc le 2 juillet dernier. Selon le directeur de l’Agence, Gilles Pelletier, près de 75 femmes de La Haute Gaspésie ont dû accoucher à l’hôpital de Matane ou de Maria au cours de l’année 2009. Aucune naissance n’a été rapportée depuis le début de 2010 et en date du 5 février, le traditionnel bébé de l’année est toujours absent de nos pages.
Source: Le Riverain
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2- Atteints de bérylliose, d'ex-travailleurs de Mines Gaspé souhaitent une entente hors cour

Les 7 ex-travailleurs de l’ancienne fonderie de cuivre Mines Gaspé de Murdochville explorent la possibilité d’obtenir une entente à l’amiable dans leur cause en justice.

Depuis 2002, les travailleurs intentent un recours collectif contre la FTQ et le CLSC Mer et Montagne, suite aux conséquences d’un empoisonnement au béryllium. Les plaignants allèguent que le syndicat et l’établissement de santé étaient au courant des risques reliés à l’exposition à ce métal lourd.

Joint au téléphone, l’un des demandeurs, Ghislain Marin, se demande toujours pourquoi aucune enquête publique n’a été effectuée sur le sujet. Il souhaite également, malgré de nombreux refus, obtenir une rencontre avec la ministre Nathalie Normandeau afin de la sensibiliser à sa requête.

L’intoxication au béryllium provoque chez les personnes atteintes d’importants problèmes de santé. Une entente à l’amiable permettrait aux travailleurs souffrant de bérylliose de pouvoir enfin passer à autre chose.

« C’est parce qu’on veut vraiment clore le dossier. Il y en a pour qui la santé se dégrade rapidement. On ne voudrait pas que certains d’entre nous meurent avant que le dossier soit terminé », affirme l'ex-travailleur de Mines Gaspé, Ghislain Marin.

Benoit Chevalier
Source: CHAU-TVA
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3- Les moyens pour prévenir le suicide se raffinent en Gaspésie et ailleurs au Québec.
Benoit Trépanier, 4 fév, 2010

Alors que la 20e semaine de prévention bat son plein, les façons de contrer ce phénomène se multiplient. Dans les prochains mois, les municipalités offriront des verrous de pontet aux détenteurs d’armes à feu. Ces dispositifs bloquent la gâchette et diminuent les risques alors que ceux-ci sont 4 fois plus élevés lorsqu’il y a une arme à feu dans une résidence. Aussi, les signes avant-coureur d’une dépression ou de tendances suicidaires chez les hommes sont mieux connus aujourd’hui, explique la psychologue à la direction de la santé publique, Edith Boulay.
«La détresse ne se traduit pas de la même manière chez les hommes que chez les femmes.»
80 % des décès par suicide en Gaspésie sont le fait des hommes. Par ailleurs, le réseau de la santé travaille toujours à former dans la population, des sentinelles, des personnes qui par leur position sociale sont placées pour recevoir des confidences. Quant aux statistiques, elles sont encourageantes, avec 500 décès de moins par suicide au Québec par rapport à il y a dix ans. Toutefois, dans notre région, entre 2004 et 2008, le taux de décès par suicide a été de 22 par 100 000 habitants alors qu’il est de 15 par 100 000 dans le reste de la province. Lignes d’aide français : 1 877 666-4422 anglais 1 888 820-3211.

Source: Radio CHNC FM
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4- L'Agence de la santé et des services sociaux et la direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont déploré cette semaine en commission parlementaire le fait que trop de jeunes échappent aux services de première ligne.

Le Centre jeunesse de la Gaspésie et des Îles fait face à une clientèle de plus en plus lourde et difficile. La pauvreté, les problèmes familiaux et la maltraitance sont autant de facteurs qui peuvent placer un enfant dans des conditions de détresse.

Le président de l'Agence, Gilles Pelletier, a admis que sans un dépistage précoce, l'enfant peut subir des troubles importants. « Étant donné que les jeunes ne sont pas nécessairement dépistés au bon moment, ils arrivent détériorés au niveau scolaire et là, les troubles de comportement s'enchaînent et parfois la violence ».

Trop souvent, des jeunes doivent être retirés de leur famille. « Il y a là pour nous une lumière rouge. Quand les jeunes se retrouvent en centre jeunesse avec un niveau de complexité comme ça, on se dit : "On a échappé, en première ligne, des jeunes dans les mailles du filet" », a poursuivi M. Pelletier.

Bien que le réseau de la santé de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ait mis en place un service de dépistage, la tâche demeure lourde. Le directeur de la santé publique, Christian Bernier, croit qu'il faut commencer le dépistage en périnatalité. « C'est les services intégrés également en périnatalité, d'essayer de dépister et d'offrir une offre de service aux mères qui sont en difficulté, aux familles qui sont en difficulté ».

Plusieurs mesures sont mises en place pour venir en aide aux enfants. La direction de l'Agence admet cependant que la route est longue et que certains cas sont d'une lourdeur à couper le souffle.

Source: Radio Canada, le 07 02 2010
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5- Certains internautes passent le plus clair de leur temps libre à naviguer sur les réseaux sociaux ou sur les sites de clavardage, si bien que leur vie sociale dans la réalité devient pratiquement inexistante.

Des chercheurs de l'Université de Leeds affirment que ces comportements de dépendance peuvent avoir un impact sérieux sur leur santé mentale.

Internet fait partie intégrante de la vie moderne, mais ses bénéfices s'accompagnent d'un côté sombre.

— Dre Catriona Morrison, Université de Leeds

La Dre Catriona Morrison explique que si la plupart des internautes utilisent le net pour payer leurs factures, envoyer des courriels ou s'informer, d'autres ne sont pas capables de limiter le temps passé à naviguer et finissent par y sacrifier leurs activités quotidiennes et leurs relations sociales.

Cette dernière catégorie représenterait environ 1,2 % des internautes, estiment les chercheurs qui ont analysé les réponses de 1319 participants âgés de 16 à 51 ans à un questionnaire en ligne sur leur utilisation d'Internet et sur leurs tendances dépressives.

Les travaux de la Dre Morrison et de ses collègues montrent que ces personnes dépendantes du web ont un risque plus élevé que les autres de présenter une dépression de « modérée » à « sévère ».

Une question demeure : est-ce qu'Internet provoque cet état dépressif ou bien est-ce que les personnes dépressives sont attirées par le web?

D'autres études seront nécessaires pour l'établir, estime la Dre Morrison qui pense cependant que sa propre étude prouve que l'engagement virtuel ne remplace pas le réseau social réel et qu'il peut mener à la dépendance et à la dépression.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Psychopathology.

Radio-Canada.ca avec
Reuters et Université de Leeds