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1- Homard, 300 000 $ à l'entreprise Crustacés de Malbaie
2- En voie de disparition, le saumon sockeye devrait être étiqueté tel quel
3- Homard, critères trop sévères...
4- Programme d'aide aux homardiers, autour de Raynald Blais de critiquer
1- Publié le 7 février 2010 à 00:00
Préambule:Le gouvernement du Québec, par l'entremise du ministère des Pêcherie, consent une aide financière de 300 000 $ à l'entreprise gaspésienne Crustacés de Malbaie pour la modernisation technologique de son équipement de transformation.
Spécialisée depuis près de 20 ans dans la transformation du homard, l'entreprise prévoit moderniser ses installations afin d'améliorer sa compétitivité. Elle souhaite également procéder à la fabrication de nouveaux produits et développer de nouveaux marchés.
L'aide financière du gouvernement du Québec servira à l'acquisition d'appareils plus performants, ce qui permettra de diminuer les coûts de production et d'accroître la productivité et la rentabilité de l'entreprise. Ainsi, l'entreprise sera outillée pour fabriquer deux nouveaux produits, soit le homard cuit frais et le homard emballé sous vide et congelé. Elle sera aussi en mesure d'augmenter ses parts de marché au Canada et aux États-Unis.
«Cette contribution financière permettra à Crustacés de Malbaie d'innover en offrant des produits à valeur ajoutée : il ne s'agit plus seulement de pêcher le homard, mais bien de le transformer pour percer de nouveaux marchés, le transformer pour mieux le vendre, mais aussi le transformer pour mieux le faire apprécier. Une nouvelle étape pour cette entreprise et pour la région», affirme le député de Gaspé, Georges Mamelonet.
«Contribuer à la modernisation des entreprises de transformation fait partie des moyens retenus par notre gouvernement pour assurer la compétitivité de l'industrie de la transformation des produits marins. Le projet de Crustacés de Malbaie inc. cadre parfaitement avec cette volonté qui favorise la diversité des produits et l'amélioration de la productivité des entreprises», a conclu M. Mamelonet.
L'aide financière gouvernementale provient, d'une part, du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, qui accorde une subvention de 175 000 dollars en vertu de son Programme d'appui financier au développement du secteur des pêches et de l'aquaculture commerciales. D'autre part, le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation ainsi que le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire consentent respectivement un prêt de 100 000 dollars provenant du Programme de soutien aux projets économiques et une aide financière de 25 000 dollars tirée du Fonds d'intervention stratégique régional.
L'industrie de la transformation des produits marins est un acteur majeur de la sphère socio-économique de la Gaspésie. Quarante usines gaspésiennes engendrent des expéditions dont la valeur est estimée à environ 125 millions de dollars et procurent annuellement de l'emploi à près de 2000 travailleurs.
Source: Le Pharillon
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2- Publié le 6 février 2010 à 00:00
Depuis toujours, le saumon joue un rôle important dans la vie et la culture des peuples autochtones du nord-ouest du Pacifique. Pour les habitants des centaines de villages des Premières nations, il constitue la source principale de protéines, ainsi qu’un enjeu majeur pour le commerce du fait de son abondance dans l’océan et les rivières. Encore aujourd’hui, le saumon est considéré comme étant l’un des aliments les plus savoureux et sains disponibles.
Mais l’intérêt de ce poisson dépasse largement son importance comme source de nourriture. Les saumons naissent dans les lacs et les rivières avant de se diriger vers l’océan; lorsqu’ils retournent à leur rivière pour frayer, ils apportent des nutriments de l’océan. Les ours, les aigles et d’autres animaux qui se nourrissent de saumons sèment à leur tour ces nutriments plus loin dans les forêts.
Cependant, les saumons ne sont plus aussi nombreux qu’avant à remonter les rivières. Les saumons sockeyes qui remontent le fleuve Fraser sont composés de 40 stocks différents, tous reliés aux lacs où ils retournent frayer. Chaque stock est important pour la santé générale du sockeye et sa résilience. L’été dernier, le gouvernement fédéral a interdit la pêche du sockeye Fraser lorsqu’un million de saumons, au lieu des 10 millions attendus, ont remonté la rivière. Il s’agit de la troisième année d’affilée où l’on constate des retours aussi peu élevés.
L’interdiction de pêcher sur la Fraser promulguée en 2009 était une bonne décision; tous les stocks de sockeye accusaient un taux de retour horriblement bas. Toutefois, selon les plans de pêche actuels, si un stock de saumon important voit son taux de retour augmenter radicalement, la pêche agressive sera permise ce qui pourrait menacer les stocks qui risquent l’extinction.
Malgré cette situation critique, le Marine Stewardship Council (MSC) a récemment décidé de certifier tous les saumons sockeyes de la Colombie-Britannique comme étant viables. Le MSC est une agence située au Royaume-Uni qui offre des services d’évaluation et de certification écologique pour les pêcheries partout dans le monde, et ce, à la demande même des pêcheries.
Il semblerait également que le MSC soit sur le point de certifier la pêche à l’espadon de l’Atlantique comme étant durable, malgré le fait que cette pêche menace des tortues et des requins en voie de disparition.
La certification et l’étiquetage d’espèces marines comme étant viables est une initiative très importante. Cela fournit des renseignements essentiels aux consommateurs et crée des incitatifs pour que les pêcheries deviennent viables. Seulement, il faut le faire correctement, et ce, dès le commencement. Si les normes sont trop peu élevées, nous risquons de légitimer et de rendre « vertes » les pratiques existantes qui ne sont pas durables. Et s’il est trop difficile pour les chefs de l’industrie de tirer avantage des étiquettes de durabilité, nous réduisons les possibilités de changement. Si nous faisons trop d’erreurs avec l’écoétiquetage, les consommateurs seront confus plutôt que rassurés et cela mènera à un manque de confiance.
Le MSC fournit des normes rigoureuses pour l’évaluation des pêcheries, mais nous y voyons des limites, comme l’illustre la certification accordée aux sockeyes. Bien que la certification du MSC dépende de la façon dont une pêche spécifique est gérée, le système de gestion du sockeye Fraser a récemment été remis en question et fait présentement l’objet d’une enquête judiciaire fédérale. Nous ne connaissons pas toutes les raisons du déclin du sockeye Fraser, mais il est clair que les problèmes concernant sa gestion y sont en cause.
Bien que les normes de certification du MSC soient élevées, il existe des lacunes dans l’application de ces normes. Premièrement, pas une seule pêcherie ayant entamé le processus n’a échoué la certification. De plus, le MSC permet aux pêcheries qui doivent améliorer leurs pratiques d’utiliser le logo à condition de se plier à des « exigences » ou de promettre de s’améliorer plus tard. Il est impossible de savoir si ces conditions sont bel et bien respectées.
Outre le MSC, il existe d’autres approches comme le programme SeaChoice du Canada, formé par la Fondation David Suzuki et d’autres organismes de protection, ainsi que le programme Seafood Watch de l’Aquarium de Monterrey Bay, aux États-Unis. Ces programmes classent les pêcheries et les produits de la mer dans trois grandes catégories de durabilité basées sur des critères écologiques. Contrairement au MSC, toutefois, SeaChoice n’est pas un programme de certification.
Il y a toujours de l’espoir pour le MSC. D’abord, le MSC doit renforcer l’application de ses normes. L’organisme doit faire respecter l’application de ses conditions et modifier ses façons de faire pour s’assurer que ces certificateurs sont indépendants. Actuellement, c’est l’industrie elle-même qui embauche les certificateurs, ce qui peut occasionner un conflit d’intérêt réel ou apparent.
Ces améliorations doivent être mises en place dès maintenant. En octroyant le logo MSC à des pêcheries comme celles du sockeye du fleuve Fraser ou de l’espadon dans l’Atlantique, c’est la crédibilité du MSC qui est mise en cause. Si cette certification perd de sa crédibilité et que le marché cesse de croire en l’écoétiquetage, il se pourrait que nous perdions un outil majeur pour améliorer la santé de nos océans et le sort des gens qui en dépendent.
Source: Le Pharillon
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3- 5 février 2010
Critères trop sévères...
Le Regroupement des pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie demande à Ottawa une meilleure admissibilité pour son programme d'aide pour les pêcheurs de homard.
Les pêcheurs ont appris cette semaine que seulement la moitié des 15 millions de dollars promis l'an passé ont été dépensés par Pêches et Océans.
Pour le président du Regroupement des pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie, O'neil Cloutier, les règles d'admissibilité à ce programme sont trop stricts.
Pour recevoir l'aide, le revenu maximal du pêcheur ne doitpas excéder 50 mille dollars et doit provenir à 50% du domaine de la pêche. Le pêcheur doit aussi avoir subit une baisse de revenus de 25% depuis l'an passé. O'neil Cloutier explique plusieurs pêcheurs n'ont pas réussi à se qualifier:
N336a
Une lettre signée des pêcheurs de homard du Québec, du Nouveau- Brunswick et de Terre-Neuve à été envoyée à la ministre des Pêches, Gail Shea, demandant que les critères soient revus:
N336b
O'neil Cloutier ne se fait toutefois pas d'illusion:
N336c
Plus de 60% des demandes d'aide des pêcheurs à ce programme ont été rejetées par Pêches et Océans Canada.
Source: Radio Gaspésie.
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4- Le député Raynald Blais dénonce les résultats du plan d'aide de la ministre Gail Shea.
Le député bloquiste estime que le gouvernement fédéral a adopté un plan improvisé après plusieurs mois de pression de la part des intervenants de l'industrie. Monsieur Blais critique le côté arbitraire du plan qui, à son avis, défavorise les pêcheurs de homards du Québec.
Il dénonce aussi le gouvernement qui refuse de dévoiler les résultats chiffrés de ce plan d'aide.
Raynald Blais demande à la ministre de définir de nouveaux critères avec les pêcheurs québécois afin qu'ils aient droit au programme.
Octave Thibault
Source: CHAU-TVA
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